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DIA V

Publié le 13 juillet 2018 Mis à jour le 4 septembre 2018

Colloque DIA V - Coorganisé par Annie Bertin, Françoise Gadet et Sabine Lehmann (Paris-Nanterre – MoDyCo)

Date(s)

du 6 septembre 2018 au 8 septembre 2018

6, 7, 8 septembre 2018 à Nanterre
Lieu(x)
Bâtiment W (Max Weber)

Contact : diav.paris2018@gmail.com

 

 

Réflexions théoriques et méthodologiques autour de données variationnelles

 

Les colloques DIA sont nés à partir de 2010 (à Gand) et sont récurrents tous les deux ans, organisés chaque fois dans une université différente. Après Gand, Copenhague[1], Naples et Zurich, c’est Paris-Nanterre qui organise DIA V, qui se tiendra les 5, 6 et 7 septembre 2018. Le colloque est co-organisé par Annie Bertin, Françoise Gadet et Sabine Lehmann.

Les colloques DIA se situent au croisement de deux perspectives. La première concerne le point de vue théorique, avec la prise en compte de la variabilité et de toutes les formes d’instabilité et d’hétérogénéité dans les idiomes, autour de leur variation et de leur changement. Tous les ordres de l’architecture dia- peuvent ainsi être concernés (diachronie, diatopie, diastratie et diaphasie – ou tout autre ordre qui pourrait être identifié, comme la diamésie), selon une perspective découlant, en un sens très large, des réflexions d’Eugenio Coseriu, mais sans exclusive théorique. La seconde perspective consiste à mettre en œuvre ce point de vue dans l’étude des langues romanes.

Le thème proposé pour DIA V concerne les données, avec le titre Réflexions théoriques et méthodologiques autour de données variationnelles. Ce qui est visé dépasse largement la simple description de données : il s’agit d’une réflexion autour des nœuds entrelaçant des questions d’ordre théorique, épistémologique ou méthodologique, qui se tissent autour des données. Les études proposées pourront concerner directement l’étape de leur obtention (sources historiques ou documentaires, corpus oraux ou écrits, ainsi que tout autre mode d’approche de données), mais aussi leur place dans une construction théorique, avec l’objectif de réfléchir à la relation entre leur nature, les propriétés qu’elles manifestent et ce qu’elles permettent ou éventuellement empêchent de voir parmi les faits de langue ; et ainsi comment la construction théorique en est étroitement dépendante. 

A partir de ce thème, il sera demandé aux participants du colloque de tenter de jeter des ponts, soit entre des langues et/ou des variétés romanes (y compris les créoles), soit entre différents ordres variationnels ; et éventuellement les deux. Les perspectives adoptées peuvent être de linguistique diachronique, d’histoire des langues/variétés, de dialectologie, de sociolinguistique, d’acquisition ou de stylistique ; et les descriptions/théorisations peuvent concerner les plans morphologique, syntaxique, phonétique-phonologique, lexicologique, sémantique, pragmatique ou textuel. Toutes les perspectives sont les bienvenues du moment qu’elles concernent la variabilité dans des idiomes romans.

Quatre conférences plénières seront délivrées par Mari d’Agostino (Palerme : « Segregati e connessi. Rifugiati e dinamiche sociolinguistiche »), Francisco Moreno-Fernandez (Alcalà : « Americanismos, españolismos y otros "ismos" nacionales y regionales. Cuestiones teóricas y metodológicas »), Katja Ploog (Orléans, « Sous-détermination, variation et innovation constructionnelles en français et en espagnol ») et Lene Schösler (Copenhague : « Les problèmes concernant la séparation entre certaines distinctions diasysématiques, en particulier entre diatopie et diachronie »). Et une Table-Ronde clôturera le colloque.

 

La publication d’actes à partir d’une sélection des communications est envisagée.

 

Les langues du colloque sont toutes les langues romanes.

Le comité scientifique est composé de : Olivier Baude (Paris Nanterre), Gaetano Berruto (Torino), Mireille Bilger (Perpignan), Catherine Camugli (Paris Nanterre), Jeanne-Marie Debaisieux (Paris Sorbonne Nouvelle),  Andreas Dufter (Munich), Sibylle Gross (Heidelberg), Pascale Hadermann (Gand), Gerda Hassler (Potsdam), David Hornsby (Kent), Johannes Kabatek (Zurich), Andres Kristol (Neuchatel), Jan Lindschouw (Copenhague), Ralph Ludwig (Halle), Wim Remysen (Sherbrooke), Amalia Rodriguez Somolinos (Madrid), Rosanna Sornicola (Napoli), André Thibault (Paris Sorbonne). 

 

 

DIA I (2013), La variation et le changement en langue (langues romanes), Sous la direction de M. G. Boutier, P. Hadermann & M. Van Acker, Helsinki, Société Néophilologique.

DIA II (2015), Les variations diasystématiques et leurs interdépendances dans les langues romanes, K.Jeppersen Kragh & J. Lindschouw (Eds.), Strasbourg, ELiPhi.

 

 



[1] Voir référence à la fin du texte pour les actes de DIA I et de DIA II.

 

Mis à jour le 04 septembre 2018